EOL-REEF

PÉRIODE

2026-2029

MEMBRES IMPLIQUÉS

Membres MERSEA
  • Pascal Claquin
  • Maël Deloor
  • Camille Carpentier
  • Isabelle Mussio
  • Anne-Marie Rusig
  • Fabienne Marais
  • Francis Orvain
Membres CREC
  • Orianne Jolly
  • Richard Farizon
  • Léo Chasselin
  • Guillaume Izabelle

Effet récif des parcs éoliens sur la production primaire & les premiers maillons du réseau trophique. Etudes de Processus et Suivi à sub-mésoéchelle (Baie de Seine – Manche Est)

DESCRIPTION

Le projet EOL-REEF s’inscrit dans un contexte de forte anthropisation de la Manche, soumise à de multiples pressions environnementales, où l’implantation de parcs éoliens offshore connaît une expansion rapide, notamment entre Courseulles-sur-Mer et Fécamp. Cette zone est fortement marquée par les apports de l’estuaire de la Seine, riches en nutriments, qui influencent fortement la productivité primaire. L’objectif central du projet est d’évaluer l’effet récif induit par les structures éoliennes immergées et d’en analyser les conséquences sur la production primaire ainsi que sur les premiers niveaux trophiques, particulièrement dans cette zone soumise à l’influence estuarienne.

Le projet s’articule autour de deux actions complémentaires. La première action vise à détecter un signal biogéochimique à l’échelle sub-mésoéchelle (<100 km), associé aux effets récifs sur la dynamique phytoplanctonique et la production primaire. Six campagnes annuelles seront menées de 2026 à 2028 à bord du navire NORMANDSEA, avec un dispositif de mesures spatio-temporelles à haute fréquence (paramètres physico-chimiques, biologiques et isotopiques). Ce suivi repose sur une instrumentation automatisée innovante permettant de caractériser en continu la production primaire, la diversité planctonique et d’intégrer rapidement les données grâce à une automatisation poussée du traitement.

La deuxième action porte sur l’étude détaillée des flux biogéochimiques (carbone, azote, phosphore, silice) liés à l’effet récif, via un site pilote instrumenté, en baie de Seine, et suivi par trois Services Nationaux d’Observation. Ce site comprend des structures artificielles expérimentales, permettant l’analyse du couplage des flux bentho-pélagiques, des transferts trophiques et de la diversité fonctionnelle. Des approches innovantes, couplées à des expériences en mésocosmes, viendront compléter l’analyse.

L’approche intégrée du projet, combinant observations in situ et expérimentations permettra de caractériser des processus et quantifier des flux indispensables à la modélisation des impacts écologiques des parcs éoliens en mer.

 

Coordinateur de projet

  • Pascal CLAQUIN (MERSEA)

Financeur

  • Fonds Biodiversité Éolien en Mer
  • Agence de l’Eau Seine Normandie

 

PARTENAIRES

  • IFREMER – LERN Port-en-Bessin
  • BUILDERS – Ecole d’ingénieurs