Etude des impacts sur la production primaire de carbone. (plus d’infos dans « Projets »)
« La Manche, mer épicontinentale macrotidale, subit l’influence des variations climatiques et est soumise à diverses pressions anthropiques. Le littoral normand est prévu comme le principal producteur d’énergie éolienne en France d’ici 2030. Les parcs éoliens en mer ont des impacts socio-environnementaux, tant positifs que négatifs. Les structures des parcs éoliens agissent comme des récifs artificiels, créant de nouveaux habitats qui peuvent augmenter la productivité locale, mais entraînent également des problèmes tels que l’implantation d’espèces non-indigènes, la dégradation d’habitats, et la modification des flux de carbone. Le manque de connaissances sur ces impacts est souligné, et l’influence précise de la nature des structures sur l’effet récif n’a pas encore été quantifiée en Manche, bien que la complexification de ces écosystèmes artificiels semble bénéfique. Des projets utilisant l’éco-ingénierie marine ont montré des résultats positifs, limitant les effets négatifs et améliorant l’état écologique des zones artificialisées. Le projet Interreg MARINEFF (2019-2023) a testé l’apport de l’éco-ingénierie sur la biodiversité et la productivité des écosystèmes artificialisés. Les équipes ont développé des matériaux, des designs, et des méthodologies innovantes, évaluant des structures éco-conçues par rapport à des structures traditionnelles. Les expérimentations menées par BOREA ont porté sur la colonisation par les algues et la production primaire associée, montrant des typologies d’effets récifs, allant de récifs dit « producteurs primaires » riches en macroalgues, à des récifs dit “consommateurs primaires » où le fonctionnement repose sur l’utilisation du phytoplancton. Dans ce contexte, une approche d’éco-conception vise à évaluer l’impact de différentes typologies d’effets récifs sur la production primaire de carbone et sa séquestration dans les écosystèmes.» PASCAL CLAQUIN