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26 août 2026
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https://normandie-univ.hal.science/hal-05534349v1

« Caractérisation du rôle des hormones glycoprotéiques GPA2 et GPB5 chez la petite roussette, au cours de la spermiogenèse »

Dernier article du Dr JEANNE Fabian, post-doctorant et ancien étudiant de notre laboratoire, auteur d’une thèse sur les Aspects moléculaires et cellulaires de la biologie en 2024 (sous la direction de Pascal SOURDAINE, Professeur des Universités).
First insight into the regulatory role of the glycoprotein hormones GPA2 and GPB5 in the small-spotted catshark (Scyliorhinus canicula L.) during spermiogenesis. – Normandie Université
Vous trouverez un résumé en français de cet article ci-dessous, par Pascal SOURDAINE :
« Les hormones glycoprotéiques (GPHs) régulent des processus physiologiques essentiels, tels la croissance et le développement, la reproduction et le métabolisme chez les vertébrés. Les GPHs sont l’hormone folliculostimulante (FSH), l’hormone lutéinisante (LH), l’hormone chorionique (GH) et la thyrotropine (TSH). Chaque hormone est constituée d’une sous-unité alpha (α), commune, et d’une sous-unité béta (β) spécifique (βFSH, βLH, βCG ou βTSH). Une nouvelle GPH a été identifiée plus récemment, la thyrostimuline, constituée d’une sous-unité α (GPA2) et d’une sous-unité β (GPB5). Au cours de l’évolution, la diversification des GPHs s’est produite à la racine des gnathostomes à partir de deux protéines ancestrales, GPA et GPB identifiées chez la quasi-totalité des bilatériens non vertébrés, pour donner les sous-unités α et β des GPHs, ainsi que GPA2 et GPB5. Les Chondrichtyens (requins, raies et chimères) sont les premiers vertébrés à présenter des GPHs différenciées (FSH, LH, TSH) en plus des protéines GPA2 et GPB5.
Dans cette étude, la fonction testiculaire des hormones GPA2 et GPB5 a été étudiée chez un requin, la petite roussette Scyliorhinus canicula (Sc). Pour ce faire, des explants testiculaires contenant des spermatides ont été traités in vitro avec de la ScGPA2 recombinante, de la ScGPB5 recombinante, ou la protéine correspondant aux deux séquences ScGPB5#GPA2. L’analyse protéomique comparative des explants traités a révélé que ScGPB5 et ScGPB5#GPA2 étaient les plus efficaces, modulant l’abondance de 449 et 525 protéines, respectivement. En revanche, la ScGPA2 n’a modulé que 212 protéines. Une annotation fonctionnelle manuelle des 103 protéines présentant une abondance différentielle la plus importante (rapports Log2 moyens de 2,5 et -2,5) a permis de relier ces protéines à la spermatogenèse et à l’immunité. Des protéines clés et des candidates impliquées dans la spermatogenèse ont été mises en évidence, notamment SPINK2, qui intervient dans la protection de l’acrosome, et LRRC69, qui est associée à l’insuffisance spermatogénique chez l’homme.
À notre connaissance, cette étude est la première à rendre compte des effets d’une stimulation par les protéines recombinantes ScGPA2, ScGPB5 et ScGPB5#ScGPA2 sur le tissu testiculaire de vertébrés in vitro. Cet article souligne l’importance de la caractérisation fonctionnelle de GPA2 et de GPB5 en présentant les premiers résultats visant à caractériser leur fonction liée à la spermatogenèse chez une espèce présentant un intérêt évolutif, la petite roussette. À l’avenir, une caractérisation complète de GPA2 et GPB5 permettra d’approfondir notre compréhension de l’évolution fonctionnelle des hormones glycoprotéiques, hormones essentielles à la physiologie des vertébrés. «